Quand les marges diminuent en élevage avicole l’intérêt des mesures de prévention générale s’accroît.








Quand les marges diminuent en élevage avicole l’intérêt des mesures de prévention générale s’accroît :

Les mesures de prophylaxie sanitaire sont des méthodes sûres et peu coûteuses d’améliorer les résultats de production en élevage avicole. Cependant, elles sont contraignantes, c’est pourquoi pour les mettre en œuvre, il faut être convaincu de leur efficacité.

Une durée de vide sanitaire supérieure à 3 semaines parait un bon compromis entre les exigences économiques et les exigences techniques de rotation optimales de l’élevage avicole. Encore faut-il planifier ce vide sanitaire, dés le premier jour après l’enlèvement des animaux procéder à la désinsectisation et à la dératisation, puis sortir la litière et effectuer un nettoyage complet de l’élevage avec toutes les précautions qui s’imposent.

La maîtrise des conditions d’élevage fait également partie de ces mesures générales. Parmi celles-ci on peut citer, la maîtrise de la densité et celle de l’ambiance auxquelles il faudrait adjoindre dans les zones de forte concentration des mesures collectives de préventions des élevages de la région avicole.

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Parler du sujet de la prophylaxie sanitaire en élevage avicole, n’est certainement pas traiter d’une nouveauté. Et pourtant que de progrès encore à accomplir et de gains de productivité à en attendre. Mais malheureusement au prix de contraintes et de disciplines qui ne font pas souvent bon ménage avec notre esprit.

Et pourtant encore dans les difficultés d’ordre sanitaire dans lesquelles se débattent aujourd’hui l’élevage avicole c’est ce qu’il y a de plus sûr et de moins cher. C’est encore ce qu’il reste à faire et à appliquer quand on a tout essayé.

Propreté du bâtiment avicole et vide sanitaire :

On comprend mieux toute l’attention qu’il faut accorder à la propreté du bâtiment avicole quand on a en conscience que l’élevage avicole en général et l’élevage du poulet de chair en particulier s’adresse avant tout à des animaux jeunes ou plutôt même très jeunes. (Un poulet peut vivre jusqu’à 30 ans et il est sacrifié vers 6 à 8 semaines).

Or la pathologie du premier âge reste la plus grave. D’où l’importance qu’il faut accorder à la préparation des bâtiments d’élevage :

  • Désinsectisation.
  • Dératisation.
  • Nettoyage.
  • Désinfection.
  • vide sanitaire
  • conditions d’élevage.

Une durée de vide sanitaire supérieure à trois semaines parait un bon compromis entre les exigences techniques et les exigences économiques de rotation optimum d’un bâtiment avicole. Encore faut il que la programmation au planning d’un vide sanitaire de l’élevage avicole de 3 semaines ne se réduise pas à un vide réel de quelques jours seulement quand l’aviculteur n’enlève la litière que quelques jours avant l’arrivée du prochain lot de volaille. Sans compter en plus toutes les négligences au niveau de la dératisation, la désinsectisation et la désinfection dûes à un travail réalisé hâtivement (à la va vite).

PREPARATION DU BATIMENT AVICOLE

1ére SEMAINE

  • retirer rapidement l’aliment restant dans les circuits et dans les silos
  • Désinsectiser le bâtiment d’élevage tant qu’il est chaud.
  • Dératiser.
  • Sortir la litière et le matériel avicole.
  • Dépoussiérer et balayer tout le poulailler par aspiration pour éviter la dispersion des contaminants.
  • Détremper le bâtiment en utilisant un bactéricide ou virucide en fonction des pathologies de l’élevage.
  • Laver le bâtiment d’élevage au jet sous pression –nécessité d’avoir des surfaces lavables).
    1. laver le magasin.
    2. nettoyer les cuves d’eau.
    3. nettoyer les canalisations d’eau.
  • Laver et désinfecter le matériel amovible
  • Brosser l’intérieur du silo et bien veiller à ce que rien ne reste collé sur les parois. +fumigation
  • Désinfecter
  1. parois plafonds magasin
  2. sols bas du murs et jupes avec du formol liquide :

1 litre à 10% pour 4m2 de surface

  • Remettre en place le dératisant.
  • Désinsectiser.

Les 2 semaines suivantes et +

  • Bâtiment avicole au repos

VIDE SANTAIRE.

  1. Protéger le vide sanitaire en limitant la circulation dans l’élevage avicole de tout ce qui peut être potentiellement contaminant.
  2. Mettre en place des barrières sanitaires (serviettes, bottes, cottes propres dans le SAS)
  • Nettoyer les abords.
  • Désinfection de l’élevage 72 heures avant l’arrivée des poussins. THERMONUBILISATION

1. Mettre en place le matériel d’élevage dans le bâtiment avicole

2. fermer le bâtiment hermétiquement pour le rendre le plus étanche possible.

  • thermo- nébuliser et garder le bâtiment avicole étanche pendant 24 heures

RECOMENDATION IMPORTANTE

Les bons résultats de la décontamination de l’élevage avicole dépendent de :

1. La durée entre le départ des animaux et le début du nettoyage.

2. La durée entre le lavage et la première désinfection.

3. Du bon dosage des produits désinfectants.


Les conditions d’élevage avicole :

D’abord éviter les stress de toute nature en période d’élevage. Par ailleurs la densité des poulets au m2 doit être adaptée à chaque bâtiment d’élevage en fonction :

  1. des capacités de ventilation du bâtiment avicole
  2. des quantités de matériel avicole : radiants ou éleveuses, mangeoires et abreuvoirs.
  3. de la capacité qu’a l’aviculteur à gérer son exploitation avicole (technicité de gestion avicole.

La prévention de toutes les maladies en aviculture réclame de maintenir en toute circonstances une litière sèche. Pour cela il faut :

  • éviter que l’eau ne se répande pas dan la litière (qualité des abreuvoirs)
  • évacuer la vapeur d’eau produite par les poulets de chair en ventilant correctement.

Pour faire croître un poulet de chair il faut trois composants :

  1. l’aliment.
  2. l’eau.
  3. l’air : de 1 à 4mètres cubes optimum de renouvellement par kg et par heure.

L’aliment et l’eau sont payants, l’air est gratuit, mais en apparence seulement. En effet beaucoup de bâtiments avicoles fonctionnent en ventilation statique. Le bon fonctionnement de ce type de ventilation dans l’élevage avicole est entre autre conditionné par l’écart positif de température entre l’intérieur du bâtiment d’élevage et l’extérieur, pour renouveler l’air et évacuer les gaz toxiques et la vapeur d’eau.

Pour ce faire et par temps froid il faut chauffer pour élever la température intérieure en même temps qu’il faut laisser ouvertes les entrées d’air. Ce n’est certes pas le meilleur moyen de faire des économies d’énergie surtout quand l’isolation du bâtiment avicole est médiocre ou délabrée. Et quand on connaît le coût actuel du gaz ou du fuel certains aviculteurs hésitent ou limitent volontairement leur consommation. Alors que de litières humides avec dégagement excessif d’ammoniac d’atmosphères sursaturés de vapeur d’eau avec les inévitables condensations qui retombent sur la litière que de moisissures qui se développent un peu par tout et de pollutions microbiennes tous azimuts.

Le problème est le même dans les bâtiments d’élevage en ventilation dynamique. Il faut toujours pouvoir assurer une ventilation minimum pour tout les temps si on veut maintenir un état sanitaire satisfaisant.

Enfin la technique de la bande unique. Il n’est pas question de remettre en cause cette méthode qui a largement fait ses preuves en aviculture. Simplement que dans les zones de fortes concentration de production avicole les avantages de la bande unique sont sérieusement amoindris s’il n’y a pas concertation efficace entre aviculteurs de la région pour mettre en place des mesures collectives et de qualité qui parviennent à surmontés les petits intérêts locaux et particuliers liés à l’individualisme et à la concurrence entre les diverses organisation de la production avicole.

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Plus que jamais avec les marges qui se restreignent toutes les mesures -de prévention générale- demeurent à l’ordre du jour mais avec toutes les contraintes que comporte leur mise en œuvre. Toutefois dans le domaine avicole leur rapport efficacité/prix leur laisse pour longtemps encore un bel avenir pour tous ceux qui veulent s’en convaincre.



La santé de la volaille sous toutes ses coutures